
Méthode de soins chinoise qui consiste à insérer des aiguilles ultrafines sur les passages des méridiens du corps pour dissoudre les blocages et faciliter la circulation énergétique. C’est l’une des branches de la médecine traditionnelle chinoise, qui repose sur une conception énergétique du corps. Des deux forces complémentaires, le yin et le yang, naît le qi, l’énergie vitale, qui circule dans tout l’organisme le long des méridiens (canaux virtuels). La moindre perturbation dans la circulation du qi peut affecter l’état de santé général. Pour agir, l’acupuncteur dispose de points spécifiques répartis sur tout le corps sur lesquels, à l’aide de fines aiguilles, il peut libérer, stimuler ou freiner le flux énergétique.
Fidèle à la tradition taoïste, la pratique de l’acupuncture repose sur des bases philosophiques et théoriques qui ont peu de choses à voir avec la médecine occidentale. Les chinois antiques considèrent que le corps humain est traversé par une série de canaux énergétiques (les méridiens), dans lesquels une énergie vitale (le « qi ») circule. Si le flot d’énergie s’interrompt, l’état de santé finit par se dégrader. Pour le restaurer et rééquilibrer la circulation du qi, il faut alors stimuler certaines zones cutanées le long des méridiens à l’aide d’une aiguille. Aujourd’hui, les acupuncteurs vantent les effets de leur discipline sur les systèmes ORL, circulatoire, respiratoire, digestif, neurologique, voire psychique.
Même si l’existence des canaux énergétiques n’a toujours pas été prouvée scientifiquement, les effets, supposés ou réels, de l’acupuncture séduisent un nombre croissant d’Occidentaux. Son entrée sur la scène médiatique remonte à 1971, quand un journaliste du New York Times, James Reston, chargé de couvrir la visite en Chine du secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger, publie le récit de ses mésaventures : après une opération de l’appendicite aiguë dans un hôpital de Pékin, ses douleurs sont alors aussitôt soulagées par de petites aiguilles placée dans ses mains et ses jambes...En fait, les deux types de médecines coexistent pacifiquement en Chine, avec des médecins formés, soit à l’occidental, soit à l’oriental. En revanche, la pratique européenne de l’acupuncture cohabite plus difficilement avec la médecine officielle, même si des progrès ont eu lieu ces dernières années. Et la discipline restera sujette à controverses, tant que les théories médicales chinoises et les croyances dont elles sont issues n’auront pas été validées scientifiquement.
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Les techniques apparentées à l’acupuncture
Le moxa
Le moxa est un cigare de feuilles d’armoises que l’on fait brûler près des zones douloureuses. L’efficacité de l’acupuncture est souvent renforcée par la combustion d’un cigare d’armoise près de la zone douloureuse. Considéré comme yang, le moxa est particulièrement apprécié en cas de douleur articulaire, courbature et rhumatismes.
Les ventouses
Le cupping, ou pose de ventouses, est une vieille technique chinoise toujours très appréciée. On crée le vide en plaçant à l’intérieur une allumette qui va brûler l’oxygène. La succion ainsi créée stimule la circulation sanguine et le flux du chi. Elle chasse l’humidité et le froid du corps.
L’acupressure
L’acupressure a longtemps été mal vue en Chine, car le praticien devait toucher la peau du patient avec ses doigts, ce que les classes supérieures estimaient déplacé. Cette technique de stimulation manuelle des points d’acupuncture est aujourd’hui très demandée et souvent intégrée dans les massages chinois. Elle améliorerait les problèmes digestifs.
La réflexologie
On retrouve cette technique à la fois en Chine, en Egypte ancienne et en Grèce. Avec cette technique particulière on considère que le pied est un microcosme représentant le corps tout entier. Chaque zone du pied correspond à un organe. En stimulant la zone par des pressions, des affleurages et des pétrissages, on stimule l’organe correspondant. Certains réflexologues particulièrement doués peuvent même en massant vos pieds vous parler de vos problèmes de santé passés, présents ou à venir, en déterminant les terrains sensibles.
Le Tui Na
Ce massage traditionnel, qui remonte à plus de 3000 ans, serait le « père spirituel » du shiatsu japonais et du massage thaï. Le tui na se pratique habillé ou à travers une pièce de tissu. Et il n’a rien d’une caresse ! A nos sensibilités occidentales, il paraît même plutôt violent.
Mais il peut aussi se pratiquer à même la peau en utilisant des onguents, des liniments ou des huiles qui, toutes, ont un effet curatif. On utilise, par exemple, l’huile de sésame pour le dos ou le ventre, car elle possède un effet « chaleur », qui renforce l’efficacité du massage.
SVS
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