Bain turc

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Le bain turc s'accompagne de toute une série d'accessoires. Le pestamal, sorte de pareo coloré que les hommes drapent autour de leurs hanches et toujours utilisé. En revanche, les takunyalar, socques en bois souvent sculptées ou incrustées d'ivoire ou de pierres, ont laissé la place aux claquettes en plastique.

On n'utilise plus guère le tarak kutusu, sorte de panier en cuivre ou plaqué or contenant le savon, le shampoing, l'huile de massage et la tasse de cuivre, qui servait au baigneur à se rincer, mais l'objet est devenu un « must » pour les boutiques qui jouxtent les hammams.

A Istanbul, la plupart des hammams datent de l'époque ottomane. On les remarque à leur toit en dôme, pourvu de minuscules ouvertures en verre pour laisser passer la lumière du soleil. La première pièce, le camekan, est une cour carrée pourvue d'une fontaine en son centre, et de nombreux vestiaires individuels. Le baigneur se dirige vers le sogukluk, la salle de rafraîchissement, avant de pénétrer dans le hararet, le bain de vapeur, carrelé de marbre.

C'est là que trône au centre, le gobek tasi, une grande dalle de marbre chauffante, où l'on s'allonge pour un massage vigoureux ou encore un gommage énergique au gant, qui traquera la moindre cellule morte de son épiderme. En sortant du hararet, on conseille de boire, puis de s'allonger pour se remettre de ses émotions.

SVS

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