Écrit par Siska Von Saxenburg
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| Autrefois réservé aux rois et aux nobles, le rituel du bain coréen est aujourd’hui une véritable institution publique. Les établissements sont construits en matériaux traditionnels, choisis pour les bienfaits qu’ils sont censés apporter au corps humain : argile, jade, bois d’hinoki, cèdre japonais jadis réservé aux temples.
En Corée du sud, on ne compte plus les auberges traditionnelles et les hôtels qui communiquent sur leurs bains publics. Plus de 70 sources d’eau chaude sont réparties sur tout le territoire. A Séoul même, les sources procurent une eau alcaline riche en germanium. Les établissements sont construits en matériaux traditionnels, choisis pour les bienfaits qu’ils sont censés apporter au corps humain : argile, jade, bois d’hinoki, cèdre japonais jadis réservé aux temples. Chauffé au bois de pin, comme il y a six siècles, le Han Jeung Mack, ou le sauna à la coréenne, est une véritable « hutte de sudation », composée de terre jaune, de pierre et de sel. On y reste assis sous des couvertures tressées de paille et d’armoise, une méthode radicale pour éliminer les toxines et conserver la ligne. De nombreux bassins, intérieurs et extérieurs, permettent de passer du plus chaud (53°) au plus froid (29°).
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