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spaequilibre
Toujours pressés, surmenés ? Et si vous ralentissiez la cadence, pour prendre le temps de vivre. En suivant avec nous le chemin vers le bien-être et l’harmonie entre le corps et l’esprit. |
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| Mieux se connaître |
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Bien souvent, la mauvaise estime que nous avons de nos interlocuteurs est proportionnelle à celle que nous avons de nous-même… Mieux se connaître, c’est aussi faire un premier pas vers les autres.
Jamais nous n’avons été aussi libres de gérer notre propre existence. Nous sommes plus mobiles, moins enracinés que ne l’étaient nos parents. Partir ne nous fait plus peur. Et les technologies nous facilitent bien la tâche. Nous divorçons aussi davantage. Entre cocooning et narcissisme, nos enfants se partagent entre plusieurs familles, avant de s’installer seuls, une fois adultes. Nous déprimons aussi plus souvent. Malgré tous leurs artifices, nos sociétés d’abondance nous désespèrent.
Nous payons cher notre liberté. Là où une réalité virtuelle, imaginative et ludique, devait nous ouvrir des autoroutes de communication, nous ne nous sommes jamais sentis aussi éloignés d’autrui. Même si, aujourd’hui, les réclames nous promettent quotidiennement le « bonheur immédiat » ou l’« euphorie perpétuelle », la célébration des valeurs individuelles, comme l’indépendance, l’expression de soi, le culte de la différence, ne nous préserve ni de la solitude, ni d’une réalité parfois décevante. Vivre mieux Car enfin, il n’est guère d’existence heureuse sans maîtrise de soi et une bonne dose d’empathie. Vivre mieux ne signifie pas vivre seul. Et si la vraie richesse est en nous, alimentée par notre vécu, nos émotions et nos rêves, elle ne vaut guère la peine d’être cultivée pour soi seul. Nous faisons tous partie d’une famille, d’un groupe, d’une communauté. Et souvent, nous devons gérer plusieurs appartenances : familles, clubs de sport ou de bridge, groupes professionnels, politiques ou associatifs, amicales des anciens, etc. En fait, ce qui compte, c’est la place que nous y occupons aux yeux des autres. Elle nous donne le sentiment d’être utile, de pouvoir partager un peu de soi, généreusement, sans en tirer un quelconque bénéfice matériel. Notre cerveau « émotionnel » n’y est d’ailleurs pas indifférent. Les émotions positives sont contagieuses et favorisent la stabilité affective. La connaissance de soi n’implique donc pas un repliement sur soi. Ce n’est pas non plus une introspection narcissique et égoïste. Encore moins, une invitation à rédiger une autobiographie intime ! Bref, il ne s’agit pas de s’analyser avec complaisance, mais d’avoir confiance en soi et d’apprendre à accepter le regard de l’autre. Une fois rétablie, la confiance peut ainsi devenir un formidable ressort pour réaliser ses projets personnels. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © (2008) SVS Edition.
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