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budapest.jpgDu hammam aux labyrinthes de méditation,
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selon les traditions et les cultures. Au royaume du spa,
nos cinq sens sont toujours à la fête !

 
Soins holistiques : Ayurveda ou médecine chinoise ? Version imprimable Suggérer par mail Ajouter aux favoris
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Si la médecine chinoise privilégie certaines accessoires, comme l'aiguilles d’acupuncture, les ventouses de verre ou les cigares d’armoises, en accompagnement d’une gestuelle vigoureuse, l’Ayurveda préfère utiliser uniquement les mains et provoquer un éveil sensoriel. Deux médecines, deux cultures... Tour d'horizon.


Qu’il s’agisse de médecine chinoise ou d’Ayurveda, ces deux disciplines considèrent l’être humain dans sa globalité. A l’inverse de la médecine allopathique occidentale, le praticien ne sépare donc jamais le corps de l’esprit et du mental. Il considère que nos émotions et nos pensées influent sur le fonctionnement de notre corps, tout comme un désordre physique peut modifier notre moral et notre façon de considérer l’existence.

Ces deux cultures décrivent un monde organisé autour de cinq éléments. Mais là s’arrête la convergence, car ces derniers ne sont pas les mêmes. L’Ayurveda distingue la terre, le feu, l’eau, l’air et l’éther, là où la médecine chinoise reconnaît l’eau, le bois, le feu, la terre et le métal. Rappelons que les traditions occidentales ne reconnaissent que quatre éléments (air, terre, eau, feu), le cinquième élément (la « quintessence »), abondamment recherché par les alchimistes médiévaux, représentant la connaissance !

Chakras ou méridiens ?

Avec l’Ayurveda, la santé dépend du flux de l’énergie vitale (prana), qui circule à travers 72 000 canaux (nadi). Ce flot d’énergie est régulé par des points situés du bas de la colonne vertébrale au haut du front, les chakras, dont chacun vibre à une fréquence différente. Chacun des sept chakras principaux correspond à un organe spécifique, un élément, une couleur et un principe universel.

Pour la médecine chinoise traditionnelle, la force de vie universelle, le Chi (prononcez « Tchi ») circule dans notre organisme le long de lignes de forces, les méridiens. Douze des méridiens principaux correspondent à des organes précis. Que le méridien soit bloqué pour une raison ou une autre, que le Chi circule trop vite, et le désordre entraîne un risque de maladie. Il s’agit donc de réguler ce flot. De plus, il faut apprendre à équilibrer parfaitement le yin (élément féminin, froid, sombre, silencieux, statique et humide) et le yang (élément masculin, chaud, lumineux, dynamique et sec). Tout l’art du praticien va consister dans l’harmonisation de ces deux forces vitales. On retrouve l’influence de cette théorie dans les médecines japonaise et thaï.       

Des médecines préventives

En Ayurveda (en sanscrit, cela signifierait : « science de la vie »), le praticien établit un diagnostic après un long interrogatoire (souvent à la limite de l’indiscret) qui concerne la façon de vivre et les antécédents du patient, avec une observation minutieuse du pouls, de la langue, des yeux, du ventre et de la peau. Le but est de déterminer son schéma énergétique. Car, en médecine ayurvédique, il existe trois grands types d’individus (doshas) et nous sommes tous composés de ces éléments, avec une prédominance pour l’un ou l’autre. Le type vata est mince, créatif et nerveux, le pitta, plutôt de corpulence moyenne et dynamique, et le kapha en impose par sa stabilité et sa corpulence.

Le praticien chinois, lui aussi, va prendre du temps pour évaluer l’état général de son « malade ». Après avoir pris le pouls, il examine soigneusement les dépôts sur la langue, les yeux, l’allure générale et la façon de se tenir. Il se lance aussi dans un questionnaire exhaustif pouvant porter sur les aspects les plus divers de la vie de son interlocuteur. Il va ensuite vérifier le dan tian, un point situé 5 cm au-dessous du nombril, principale « place de stockage » du qi dans l’organisme.

Massages, shirodhara (traitement relaxant qui consiste à laisser couler un filet d’huile tiède sur le front), yoga et préparations de plantes pour l’Ayurveda… Massages, acupuncture, exercices de qi gong et préparations d’herbes pour la médecine chinoise traditionnelle. Pas de doute, les deux disciplines suivent une voie parallèle, si ce n’est identique.

Les deux disciplines prônent avant tout la prévention. En Chine, le médecin était payé tant que le patient se trouvait en bonne santé. Il perdait ses honoraires dès qu’il tombait malade, c’est dire s'il devait veiller sur lui !



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